DÉFINITIONS

Les traditions, l’évolution des structures et les notions d’intégration qui en découlent ont conduit au développement de différents concepts liés à l’enseignement intégratif. Ces concepts peuvent être consultés dans différentes prises de position par exemple de insieme Suisse, l’organisation faîtière des associations de parents de personnes mentalement handicapées, à l’intention des parents, du corps enseignant ou des autorités scolaires.
Les concepts les plus importants pour ce portail internet sont définis dans ce qui suit. Sur un plan suisse, on peut se référer au glossaire de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique (PDF) qui fait partie de ce qu’on appelle le « Concordat de la pédagogie spécialisée » (PDF(voir également la rubrique bases légales). Les citations qui en sont tirées dans la suite du document seront complétées par la mention « terminologie CDIP ».

 

Handicap

Le handicap signifie une « déficience corporelle, mentale ou psychique présumée durable » qui empêche la personne « d’accomplir les actes de la vie quotidienne, d’entretenir des contacts sociaux, de se mouvoir, de suivre une formation, de se perfectionner ou d’exercer une activité professionnelle, ou la gêne dans l’accomplissement de ces activités » (Loi sur l’égalité pour les handicapés (Lhand), 2002, Art. 2).

Besoins éducatifs particuliers

Les enfants en situation de handicap et/ou ayant des difficultés scolaires (d’apprentissage et/ou de comportement) peuvent présenter des besoins particuliers en matière de formation. Ces derniers, établis par les services compétents au moyen de diagnostics et d’analyses, permettent aux enfants d’accéder à des mesures de pédagogie spécialisée.

Intégration / Inclusion

Depuis un certain temps déjà, on voit apparaître le terme d’inclusion au côté de celui d’intégration. Il n’est toutefois pas toujours évident d’en comprendre le sens et de déterminer ce qui distingue les deux concepts.
Sur ce site internet, on entend par intégration le souhait de scolariser au sein de l'école ordinaire la presque totalité des enfants et adolescents avec et sans handicap ou besoins éducatifs particuliers. Des offres et des ressources adéquates en matière de pédagogie et de pédagogie spécialisée sont  mises en place dans le cadre de l’école ordinaire afin de soutenir les élèves en ayant besoin.
L’inclusion franchit une étape supplémentaire et désigne la vision d’une école commune pour tous les enfants et adolescents. L’enseignement commun dans des classes hétérogènes est alors une évidence. En faisant appel à ses compétences diverses et variées, le corps enseignant met en place un apprentissage stimulant et adapté aux conditions d’acquisition et aux compétences des enfants. Une école inclusive se charge de l’enseignement de tous les enfants de sa région, indépendamment de leur développement physique, mental, émotionnel et social. Indépendamment aussi de leur origine, de leur sexe, de leur environnement religieux ou de leur situation familiale.

Enseignement intégratif

Ce terme définit une intégration totale ou partielle dans l’école ordinaire d’enfants ou d’adolescents avec des besoins éducatifs particuliers, et ceci en recourant à des mesures de pédagogie spécialisée. On doit relever une différence conceptuelle importante dans les propositions d’intégration scolaire des différents cantons, certains parlant de stimulation intégrative et d’autres de scolarisation spécialisée intégrative.
Dans la stimulation intégrative, des enfants avec ce qu’on appelle des difficultés scolaires (en matière d’apprentissage et de comportement) qui fréquentaient précédemment des classes à effectif réduit ou des classes spéciales, sont pris en charge par du personnel qualifié et intégrés dans des classes ordinaires. Ce site ne répertorie aucune information sur des offres de stimulation intégrative.
Dans l’enseignement spécialisé intégratif, les enfants avec ou sans handicap sont pris en charge individuellement ou en groupe dans des classes ordinaires. Ils sont soutenus et accompagnés dans le processus d’intégration par une personne supplémentaire formée à cet effet. Une école spécialisée dans la région garantit alors le soutien professionnel (personne formée, know-how, etc.). L’enseignement spécialisé intégratif est défini dans la terminologie CDIP par le concept de « mesures renforcées ».

Pédagogie spécialisée/pédagogie curative

Les concepts de pédagogie spécialisée et de pédagogie curative seront utilisés de façon équivalente et synonymique sur ce site. La « pédagogie spécialisée s’efforce de faire en sorte que les personnes de tout âge ayant des besoins éducatifs particuliers, de quelque type et degré que ce soit, bénéficient d’une éducation et d’une formation adaptées aux besoins individuels et centrées sur l’individu, dispensées par du personnel spécialisé disposant d’une formation adéquate. Les objectifs de la formation et de l’éducation visent, pour les personnes concernées, le développement optimal de leur personnalité, de leur autonomie, de leur intégration sociale et de leur participation à la société » (Terminologie uniforme de la CDIP pour le domaine de la pédagogie spécialisée).

Mesures de pédagogie spécialisée

Tous les cantons proposent différentes mesures pour aider et soutenir les élèves ayant des besoins éducatifs particuliers. Citons par exemple :

  • un conseil et un soutien,
  • l’éducation précoce en pédagogie spécialisée,
  • la logopédie et la psychomotricité,
  • des mesures de pédagogie spécialisée dans une école ordinaire ou une école spécialisée,
  • une prise en charge dans des structures de jour ou un placement dans une institution de pédagogie spécialisée (par exemple école ou centre de compétence de pédagogie spécialisée).

Les offres des quatre premières rubriques peuvent être proposées de façon intégrative dans les écoles ordinaires.

Par ailleurs, le Concordat sur la pédagogie spécialisée (CDIP, 2007, art. 4, §2) prévoit que « les cantons veillent à l’organisation des transports nécessaires et prennent en charge leurs coûts pour les enfants et les adolescents qui en raison de leur handicap ne peuvent gérer seuls le trajet entre leur domicile, l’école et/ou le centre de thérapie ».